Tartarin et Sancho - Brandi Williams
Brandi Williams

Tartarin et Sancho

Tartarin et Sancho - Brandi Williams

Avec mes deux chiens, je me promène en forêt presque chaque weekend. Je suis des sentiers de randonnée, je découvre des clairières cachées ou encore de grandes prairies nichées entre deux bois. Parfois, je vois le museau d’un animal, qui part vite, car Tartarin et Sancho, mes deux labradors, sont à l’affût immédiatement. Ils aiment courir entre les arbres, quoique Sancho se fait vieux et qu’il reste près de moi presque tout au long de notre promenade. Tartarin n’a que cinq ans, il est encore endurant. Il s’amuse à me rapporter des bâtons que je dois lui lancer. Comme je n’ai pas l’habitude de partir en semaine, je ne savais pas que le parc où je me promène était fermé le mardi. Après avoir passé deux heures en automobile, j’étais déçue, je l’avoue. Je suis repartie bien décidée à profiter de cette magnifique journée de printemps.

J’avais pourtant beaucoup de tâches à terminer, comme de pointer mes dépenses et faire mon bilan de l’année, pour m’assurer que j’avais suivi correctement la planification financière. Mais les rayons du soleil ont été trop tentants et j’avais immédiatement, dès mon lever, pris la décision de me promener. La forêt me manquait, je n’avais pas pu beaucoup y aller pendant quelques mois. Comme je ne pouvais pas entrer dans la partie de forêt qui m’intéressait, j’ai regardé sur un plan et j’ai vu que j’avais, à moins de trois quarts d’heure de route, un autre parc. Si j’avais pris la peine de consulter les horaires de fermeture de celui où j’étais partie, en premier, je me serais évité une longue portion de trajet. Motivée, je n’étais pas gênée par ce contretemps.

Je ne connaissais pas du tout cette portion de forêt, je ne me suis donc pas trop éloigné des chemins principaux. J’ai toujours regardé où était le soleil pour ne pas me perdre. J’ai avancé tout doucement, mais sûrement et j’ai découvert de véritables merveilles dans cet environnement nouveau pour moi. Les plantes et les arbres étaient les mêmes que dans n’importe quelle autre partie forestière, mais leur ordre n’était pas le même, bien évidemment, des chemins montaient, d’autres descendaient et je me pris à penser que cet espace était bien plus beau que l’habituel où nous nous promenions. Ce fut à cette occasion que j’ai découvert une variété de fleurs sauvages et que j’ai vu le plus bel écureuil de ma vie. Je retourne régulièrement dans ce lieu enchanteur.